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Capital naturel - De l'or brun sous la terre

4 mars 2010 - 11:47

Nous poursuivons la publication d’extraits du document Le capital naturel du Québec, réalisé par SECOR dans le cadre du Focus stratégique 2010.

Après l’or bleu des ressources hydrauliques, présenté hier, nous avons rassemblé ci-dessous les principaux points de la partie de ce document consacrée aux richesses du sous-sol, ce qui constitue l’or brun du Québec.

Le secteur minier a connu une croissance de 10,5% de son produit intérieur brut de 2002 à 2008, croissance générée davantage par le secteur de la première transformation de métaux qui a augmenté de 19,5% sur cette même période, alors que le secteur de l’extraction minière a connu une baisse de 18,9%.

 

L'or brun du Québec : des filons en sous-sol

En 2007, la valeur totale des expéditions minérales au Québec était de 5,5 milliards de dollars. Vingt-neuf pour cent de ces expéditions étaient constituées de minéraux non métalliques (minéraux industriels et matériaux de construction).

Dans ce secteur, les emplois proviennent principalement des activités de première transformation des métaux, qui représentent 45,7% des emplois du secteur minier. Toutefois, ce secteur perd de son importance puisqu’en 1999, la proportion des emplois dans le secteur minier générée par la première transformation des métaux s’élevait à plus de 54%.
Le secteur de la première transformation des métaux mérite une attention particulière. Son PIB a crû de 19,5% entre 1999 et 2008, mais sa main-d’œuvre a baissé de 30,6%, ce qui démontre un net renforcement de sa productivité.

Malgré la crise économique, le secteur a poursuivi la croissance de ses investissements pour la cinquième année consécutive. Les investissements en 2009 s’élèvent à 2 011 millions de dollars, soit une augmentation de 24% par rapport à 2007.

Le Nord-du-Québec, l’Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord sont les trois principales régions bénéficiaires de ces investissements, comme l’illustre le graphique suivant:

(Source: Institut de la statistique du Québec. Mines en chiffre - Novembre 2009)

Toutefois, malgré la croissance des investissements ces dernières années, les intentions révisées des sociétés minières pour l’année 2009 prévoient une baisse de 25% de l’investissement total. En particulier, les investissements dans le domaine de l’exploration diminueraient de 50%.

Le pétrole et le gaz naturel : un potentiel croissant

Le pétrole et le gaz naturel représentent près de 50% du bilan énergétique du Québec, niveau élevé qui s’explique par le fort taux de motorisation. Les réserves connues s’étendent sur plus de 200 000 km2.

Depuis les 20 dernières années, on observe une croissance de l’exploitation de ces réserves. Au cours des dix dernières années, on estime à 100 millions les dépenses investies dans l’exploration pétrolière et gazière.

De plus, de nombreux projets d’exploration ont vu le jour dans les régions des Basses-Terres du Saint-Laurent et de la Gaspésie, où des études récentes montrent un potentiel qui demande à être analysé davantage. Au total, 350 puits y ont été forés.

Depuis 1990, on observe une reprise de l'exploration pétrolière et gazière au Québec. Au cours de la dernière décennie, près de 100 millions de dollars ont été dépensés en exploration. Cette reprise est en partie attribuable aux nouvelles découvertes effectuées dans des bassins avoisinants qui ont un contexte géologique similaire à ceux observés au Québec.

À ce jour, l’ensemble des recherches a permis de découvrir quatre sites de gisement:

- Saint-Flavien, situé à environ 50 kilomètres au sud-ouest de Québec (gaz);
- Pointe-du-Lac, situé à l'ouest de Trois-Rivières (gaz);
- Galt, situé près de Gaspé (gaz);
- Haldimand, situé près de Gaspé (pétrole).

Un potentiel minéral réel qui reste mal connu

L’extraction des minéraux métalliques constitue la principale activité minière du Québec. Pourtant la connaissance des réserves du Québec est inégale d’un minerai à l’autre. Parmi ceux dont le potentiel a été le plus étudié figurent l’or, le cuivre et le nickel, qui disposent tous trois de réserves importantes malgré une exploitation soutenue.

À côté de ces trois minerais et des minerais qui servent de matériaux de construction, le Québec a également de grandes ressources dans la gamme des minerais industriels.

Le terme « minéral industriel » désigne toutes les substances dont les propriétés physiques ou chimiques sont mises à contribution dans divers usages, produits ou procédés industriels.

Les minéraux industriels proviennent de plus d’une cinquantaine de roches, substances et minéraux, non métalliques pour la plupart, dont plus d’une trentaine ont été répertoriés au Québec, principalement dans les provinces géologiques du Grenville et des Appalaches.

Au Québec, on extrait ou récupère les minéraux industriels suivants: le chrysotile, le graphite, l’ilménite (minerai de titane), le mica, le sel, la silice, le soufre, la stéatite et la tourbe.

Le soufre, produit et commercialisé sous forme d’acide sulfurique, provient du traitement des gaz des fonderies, des affineries et des raffineries. Le traitement de l’ilménite, quant à lui, produit une scorie de titane destinée au marché des pigments.

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