Sur le thème La Stratégie du Québec, SECOR a organisé mardi, à Québec et à Montréal, un double événement qui a apporté une conclusion provisoire à l’expérience du Focus stratégique Québec 2010.
Après les journées de travail qui ont eu lieu en 2010 à Montréal et en 2011 à Québec et à Montréal, rassemblant chaque fois plusieurs centaines de personnes du milieu des affaires, les deux évènements du Mardi 22 février ont permis de passer du diagnostic au plan d’action.
L’esprit dans lequel ont travaillé les nombreux participants aux réunions du Focus, que ce soit dans les comités aviseurs Senior et Relève, dans les assemblées plénières et dans les ateliers, a été résumé par Marcel Côté, associé fondateur de SECOR, dans le discours qu’il a prononcé à Québec et à Montréal: « Il ne peut pas y avoir, durablement, d’individus et d’entreprises prospères dans un environnement où les acteurs économiques et sociaux ne s’assurent pas de mettre en place les conditions nécessaires tant au développement économique qu’à la cohésion sociale ».
Cette réflexion stratégique sur le Québec et son avenir a été aussi enrichie d’un flot continu de recherches par les équipes de SECOR qui se sont inspiré des meilleures pratiques observées ailleurs, en comparant le Québec avec sept régions ou pays sur une multitude d’indicateurs et de facettes.
SECOR et tous les commanditaires qui se sont fortement impliqués dans ce projet, souhaitaient donner aux gens d’affaires et à la relève les outils nécessaires pour mettre en œuvre la stratégie qui leur a été présenté Mardi. « Notre objectif ultime était de mobiliser les décideurs du monde des affaires québécois, pour bâtir ensemble un Québec, riche de ses savoirs et de ses énergies. Nous pouvons dire mission accomplie », de préciser monsieur Côté.
Les inscriptions pour la troisième journée du Focus Stratégique Québec 2010, qui aura lieu à Québec et à Montréal sont désormais ouvertes.

HEC Montréal et SECOR ont organisé le vendredi 10 décembre la troisième édition de SPECTRE.
Une centaine de chefs d’entreprises et de cadres dirigeants québécois sont venus assister à des présentations faites par des experts sur les grandes tendances socio-économiques au Québec.
Un panel de « sages » - Marcel Côté, co-fondateur de SECOR, Jean-François Lisée, directeur exécutif du CERIUM et René Vézina, chroniqueur au journal Les Affaires - commente ces présentations et le public pose des questions aux uns et aux autres. Chaque année, le débat est d’un haut niveau, ce qui n’empêche pas, dans la bonne humeur, quelques échanges assez vifs.
Martin Imbleau, vice-président, Exploitation et projets majeurs chez Gaz Métro, a principalement traité du gaz de schiste, une ressource potentielle exceptionnelle pour le Québec, mais qui suscite encore aujourd’hui beaucoup d’interrogations et de réserves.
Ronald Nicol, vice-président Exploitation du service, Bell Marchés Affaires, a parlé de l’essor des communications par mobile et du développement prochain du cloud computing.
À ce sujet, il a notamment cité une étude de Gartner group, selon laquelle, «en 2012, 20% des entreprises ne posséderaient plus aucun matériel TI » dans leurs murs.
Comme chaque année, le professeur Samir Aoun, de l’université de Sherbrooke, a fait un tour d’horizon géopolitique, centré sur les difficultés rencontrées par la diplomatie du président Obama, la montée en puissance de la Chine et les tensions au Moyen Orient, notamment autour de l’Iran.
Commentant cette présentation, Jean-François Lisée a présenté un scénario catastrophe, selon lequel Israël attaquerait en Mars ou Avril prochain l’Iran, entraînant une série de représailles de la part de ce pays, dont le blocage du détroit d’Ormuz – axe majeur du transport pétrolier vers l’Occident – ce qui précipiterait les Etats-Unis dans une guerre contre l’Iran. Selon lui, mais le professeur Aoun s’est montré plus réservé dans ses prévisions, ce scénario aurait «80% de chances de se réaliser».

Une lectrice de ce blogue, qui ne souhaite pas signer sa contribution "puisque ces textes ne viennent pas de moi mais du Conference Board et de Wikipédia", nous rappelle quelques informations trés utiles concernant la question du viellissement démographique au Québec et de ses conséquences.
La démographie du Québec décline. Comment ça? La population vieillit. Bientôt, le ratio retraité-travailleur sera de deux pour un. Il y aura donc moins de travailleurs pour supporter de plus en plus de retraités.
Voici un constat découlant de l'étude du Conference Board, «Les finances publiques du Québec : l'heure des choix a sonné».
La proportion des Québécois âgés de 65 ans et plus augmentera considérablement entre 2009 et 2030, passant de 14,9 à 24%.
Cette importante redistribution de la population et une faible croissance démographique déterminée par les trois facteurs que sont les naissances, les décès et la migration nette, se répercuteront sur la croissance de la production économique potentielle du Québec ainsi que sur les dépenses de consommation des Québécoises et des Québécois.
À long terme, les facteurs démographiques pèseront sur les perspectives économiques, si bien que le PIB réel global aux prix courants progressera au taux annuel composé de seulement 1,4%, en moyenne, de 2016 à 2030.
De fait, le nombre de personnes de 65 ans et plus dépassera celui des moins de 20 ans pour la première fois en 2025.
Certains se sont interrogés sur la teneur des chiffres présentés au cours de l’atelier du 9 novembre 2010 sur le rôle et la place de l’État.
En particulier, le chiffre de 48% du total de l’économie a frappé les imaginations.
Le tableau ci-dessous explique le détail des données.
Il faut retenir que l’on parlait de la place de toutes les administrations publiques dans l’économie… et c’est finalement une part importante.

Les données proviennent de Statistiques Canada, comptes économiques, Tableaux 3,6, 8 et 9, 13-018-X, Québec.
Comme nous faisons partie d’un état fédéral, pour mesurer la taille du secteur public et la comparer avec d'autres champs d’application, il s’agit d’intégrer les administrations locales et les activités dans la province de l'état fédéral.
Les comptes économiques permettent d’effectuer cette appréciation du poids du secteur public dans son ensemble.
Philippe Collas
Directeur principal, SECOR
Le journal Les Affaires a publié le 6 novembre dernier sous la plume de Suzanne Dansereau, une entrevue avec Oona Stock, associée chez SECOR et responsable du Focus stratégique 2010.
L'idée est venue d’Oona Stock, associée de la firme montréalaise de consultation SECOR. Alors qu'elle aidait des entreprises à établir leur planification stratégique, Mme Stock s'est rendu compte qu'un grand nombre de leurs dirigeants se posaient les mêmes questions, non sans montrer une certaine anxiété. Quel est l'avenir économique du Québec? Quelle place occupera-t-il sur l'échiquier mondial? Comment peut-il se sortir de sa sous-performance chronique au plan économique? Et comment va-t-il s'assurer que sa main-d’œuvre soit suffisamment compétente pour innover?
Cette prise de conscience a donné naissance au Focus stratégique, aussi appelé Pour un Québec 3.0, la contribution du milieu des affaires à la réflexion sur l'avenir du Québec.
Dans le cadre de cette initiative, SECOR a réuni 27 dirigeants d'entreprises et d'associations - dont les présidents de la Caisse de dépôt , de Telus, de Desjardins et de la Fédération des chambres de commerce du Québec - ainsi que 22 dirigeants âgés de moins de 40 ans, qui représentent la «Relève du Québec inc.», selon la firme.
Le Focus stratégique Québec 2010 se poursuivra le 22 février prochain, par le dévoilement du plan d'action et du tableau de bord découlant de nos deux journées de travail, effectuées à Montréal le 22 avril et à Québec le 9 novembre derniers.
De la pensée à la parole et de la parole aux actes. Le vrai test de qualité d'un plan stratégique, c'est sa mise en œuvre. En ce qui touche le Québec, l'exercice s’avère encore plus difficile: mais les choses avancent quand tout le monde y met du sien.

Philippe Collas
Directeur principal chez SECOR
L'image est une création de Rachel Delagrave quand elle était étudiante au Cégep de Rivière-du-Loup. Elle fait aujourd'hui partie de l'équipe de l'agence tacticdesign.com
Le patron de Pratt & Whitney Canada s’inquiète du taux de décrochage et nous rappelle que l’industrie aéronautique décide de ses choix d’implantation, entre autres en fonction de la présence d’une main-d’œuvre bien formée. Confrontée à un enjeu de renouvellement démographique, l’industrie va devoir recruter entre 3500 et 5000 personnes par an, dans les dix ans à venir.
Le coup de semonce n’est pas de trop. On ne peut qu’en souhaiter d’autres.
Rappelons que malgré l’immense effort de rattrapage en matière d’éducation depuis 50 ans, le chantier est loin d’être terminé:
Si les adultes raccrochent, c’est un moindre mal. Mais c’est le décrochage qui pose problème. C’est le reflet d’un manque d’intérêt collectif pour l’éducation et pour sa valorisation.
Alain-Marie Carron
Directeur chez SECOR
Pour contribuer à la réflexion sur notre système de santé québécois, il peut être intéressant de voir comment la France fait cohabiter le public et le privé dans ce domaine, avec une grande souplesse et de bons résultats.
En France, les hôpitaux privés, à but lucratif ou non, ont le choix de participer ou non au service public hospitalier.
Les hôpitaux privés à but lucratif sont désignés sous le vocable de cliniques. Celles qui participent à la mission de service public sont dites «conventionnées». Quand un patient s’adresse à une clinique privée, il n’est remboursé que lorsque cette dernière est conventionnée.
Les cliniques/hôpitaux privés à but non lucratif assurent principalement des soins de moyenne et de longue durée. Parmi ceux-ci, il faut distinguer les établissements privés participant au service public hospitalier, lesquels représentent un peu plus de 10% des lits disponibles, et ceux qui ne participent pas au service public, mais qui ne représentent qu’environ 3% des lits.